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Heureux qui comme Ulysse, de Joachim du Bellay a Brassens

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Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

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Joachim du Bellay

Joachim du Bellay (1522-1560)

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

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Joachim du Bellay

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Heureux qui comme Ulysse
a fait un beau voyage
Heureux qui comme Ulysse
a vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes années.
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Par un petit matin d’été
Quand on s’en va le coeur ravi
Qu’elle est belle la liberté
La liberté,
Quand il fait bon vivre sa vie
Au grand soleil d’Occitanie
Qu’elle est belle la liberté
La liberté.
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Par un brûlent matin d’été
Quand c’est loin le bout du chemin
Qu’elle est dure la liberté
La liberté,
Quand on aspire à un destin
Henni par l’ordre des gens bien
Qu’elle est dure la liberté
La liberté.
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Battus de soleil et de vent
Perdus au milieu des étangs
On vivra bien contents
Mon cheval la Camargue et moi,
Mon cheval la Camargue et moi.
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Heureux qui comme Ulysse
a fait un bon voyage
Heureux qui comme Ulysse
a vu cent paysages
Et puis a retrouvé
Après maintes traversées
Le pays des vertes armées.
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Par un joli matin d’été
Quand le soleil vous chante au coeur
Qu’elle est belle la liberté
La liberté,
Quand s’en est fini des malheurs
Quand un ami sèche vos pleurs
Qu’elle est belle la liberté
La liberté.
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Battus de soleil et de vent
Perdus au milieu des étangs
On vivra bien contents
Mon cheval la Camargue et moi,
Mon cheval la Camargue et moi.
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Auteur: Henri COLPI / Compositeur: Georges DELERUE
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  1. 17/04/2011 a les 7:27 PM

    Excel·lent rapport! Hi ha una elegia de Bierville de Riba també inspirada en el tema.

    • 17/04/2011 a les 10:54 PM

      Moltes gràcies. Pel que tinc vist (que encara no llegit), Mercè Boixareu fa un paral·lelisme Du Bellay / Riba a: “Lectures de Carles Riba i Marius Torres” (4. Art i exili: Du Bellay i Riba).
      En una entrada anterior ens referiem a l’Elegia VII de Riba, i a “El darrer freu” de les Estances.
      S’agraeixen totes les possibles indicacions, suggeriments i esmenes (aquest bloc es fa des de la pura afició no acadèmica)

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