Juliol de 1855. El parnassià Théophile Gautier contempla (ara sense risc de torticoli) l’Apoteosi d’Homer del neoclàssic Ingres.

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Il y a eu sur le globe un petit coin de terre qui s’appelait la Grèce, où, sous le plus beau ciel, chez des habitants doués d’une organisation intellectuelle unique, les lettres et les beaux-arts ont répandu sur les choses de la nature comme une seconde lumière, pour tous les peuples et pour toutes les générations à venir. Homère a le premier débrouillé par la poésie les beautés naturelles, comme Dieu a organisé la vie en la démêlant du chaos. Il a pour jamais instruit le genre humain, il a mis le beau en préceptes et en exemples immortels. Tous les grands hommes de la Grèce, poètes, tragiques, historiens, artistes de tous les genres, peintres, sculpteurs, architectes, tous sont nés de lui : et, tant que la civilisation grecque a duré, tant que Rome, après elle, a régné sur le monde, on a continué de mettre en pratique les mêmes principes une fois trouvés. Plus tard, aux grandes époques modernes, les hommes de génie ont refait ce qu’on avait fait avant eux. Homère et Phidias, Raphaël et Poussin, Gluck et Mozart, ont dit en réalité les mêmes choses.

Jean Auguste Dominique Ingres 

[A: Henri Delaborde, Ingres, sa vie, ses travaux, sa doctrine, d’après les manuscrits et les lettres du maître (Paris, 1870), pàgs. 146-147)]

 

 

Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780 – 1867) L’Apothéose d’Homère, 1827-33. Oli sobre tela. 386 x 512 cm. Musée du Louvre.

 

[…]

Commençons par l’Apothéose d’Homère, — ab Jove principium. — L’apothéose d’Homère, comme chacun le sait, servait de plafond à une des salles du musée Charles X, et dieu sait combien de torticolis nous avons gagnés en la contemplant : nous pouvons l’admirer maintenant à notre aise redressée contre un mur, ce qui est sa vraie position, car la composition entendue avec la placidité sereine d’un bas-relief antique ne plafonne pas du tout.

Nous ne croyons pas, après avoir visité toutes les galeries du monde, que l’Apothéose d’Homère redoute la comparaison avec un tableau quel qu’il soit. Si quelque chose peut donner l’idée de la peinture des Appelle, des Euphranor, des Zeuxis, des Parrhasius, telle que les témoignages des anciens nous la retracent, c’est assurément l’Apothéose d’Homère. En retranchant les personnages modernes qui garnissent le bas du tableau, elle eût pu, ce nous semble, figurer dans la pinacothèque des Propylées, parmi les chefs-d’œuvre antiques.

Devant le péristyle d’un temple dont l’ordre ionique rappelle symboliquement la patrie du Mélésigène, Homère déifié est assis avec le calme et la majesté d’un Jupiter aveugle ; sa pose immobile indique la cécité, quand même ses yeux blancs comme ceux d’une statue ne diraient pas que le divin poëte ne voit plus qu’avec le regard de l’âme les merveilles de la création qu’il a retracées si splendidement. Un cercle d’or ceint ses larges tempes, pleines de pensées ; son corps, modelé par robustes méplats, n’a rien des misères de la caducité ; il est antique et non vieux : l’âge n’a plus de prise sur lui, et sa chair s’est durcie pour l’éternité dans le marbre éthéré de l’apothéose. D’un ciel d’azur que découpe le fronton du temple, et que dorent comme des rayons de gloire quelques zones de lumière orangée, descend dans le nuage d’une draperie rose une belle vierge tenant la palme et la couronne. Aux pieds d’Homère, sur les marches du temple, sont campées dans des attitudes héroïques et superbes ses deux immortelles filles, l’Iliade et l’Odyssée : l’Iliade, altière, regardant de face, vêtue de rouge et tenant l’épée de bronze d’Achille ; l’Odyssée, rêveuse, drapée d’un manteau vert de mer, ne se montrant que de profil, sondant de son regard l’infini des horizons et s’appuyant sur la rame d’Ulysse : — l’action et le voyage !

Ces deux figures, d’une incomparable beauté, sont dignes des poëmes qu’elles symbolisent; quel éloge en faire après celui-là !

Autour du poëte suprême se presse respectueusement une foule illustre : Hérodote, le père de l’histoire, jette l’encens sur les charbons du trépied, rendant hommage au chantre des temps héroïques ; Eschyle montre la liste de ses tragédies ; Apelles conduit Raphaël par la main ; Virgile amène Dante, puis viennent Tasse, Corneille, Poussin, coupés à mi-corps par la toile ; de l’autre côté, Pindare s’avance, touchant sa grande lyre d’ivoire ; Platon cause avec Socrate ; Phidias offre le maillet et le ciseau qui ont tant de fois taillé les dieux d’Homère ; Alexandre présente la cassette d’or où il renfermait les œuvres du poëte. Plus bas s’étagent, en descendant vers l’âge moderne, Camoëns, Racine, Molière, Fénelon, rattaché au chantre de l’Odyssée par son Télémaque.

Il règne dans la portion supérieure du tableau une sérénité lumineuse, une atmosphère élyséenne argentée et bleue, d’un douceur infinie ; les tons réels s’y éteignent comme trop grossiers, et s’y fondent en nuances tendres, idéales. Ce n’est pas le soleil des vivants qui éclaire les objets dans cette régions sublime, mais l’aurore de l’immortalité ; les premiers plans, plus rapprochés de notre époque, sont d’une couleur plus robuste et plus chaude. Si Alexandre, avec son casque, sa cuirasse et ses cnémides d’or, semble l’ombre d’une statue de Lysippe, Molière est vrai comme un portrait d’Hyacinthe Rigaud.

Quel style noble et pur ! quelle ordonnance majestueuse ! quel goût véritablement antique ! Dans ce tableau sans rival, l’art de Phidias et d’Apelles est retrouvé.

[…]

Théophile Gautier
“Exposition universelle de 1855”
Le Moniteur Universel, 12 & 14 juillet 1855

 

DEDICATÒRIA DE LES FLORS DEL MAL, DE CHARLES BAUDELAIRE
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Les vaques del sol i els insensats companys d’Ulisses, de la mà de Miquel Àngel Llauger i alguns altres.

 

“Vaig anar al bar i vaig preparar còctels dolços, els meus còctels complicats. Vaig mesclar licors, vaig fer tota mena de provatures; al final vaig aconseguir una combinació que em va agradar —bourbon, licor de melicotó, suc de llima dolça— i vaig amorrar-m’hi com els companys d’Ulisses a les mamelles de les vaques del sol”

Melcior Comes
Hotel Indira

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Much care sustaind, to save from overthrowes
Himselfe and friends in their retreate for home.
But so their fates he could not overcome,
Though much he thirsted it. O men unwise,
They perisht by their owne impieties,
That in their hunger’s rapine would not shunne
The Oxen of the loftie-going Sunne,
Who therefore from their eyes the day bereft
Of safe returne. These acts, in some part left,
Tell us, as others, deified seed of Jove.

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Homer’s Odysses (1614-1615)
George Chapman.

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Enllà del mar ben treballat
pels bous del sol, endins del blat
[…]

Salvador Espriu
Cançó del pas de la tarda

 

 

Teníem prou galeta encara
si vam ser caparruts
menjar-nos els banyuts
del Sol en ‘quella platja
[…]
 
Iorgos Seferis
Els camarades de l’Hades
Traducció de Jaume Almirall

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VAQUES

Cada vers és una baula
de la cadena que fa
que tothom vulgui escoltar
les falòrnies de la faula

Ara arriba quan l’estol
dels perduts viu l’aventura
de l’illa que és tot pastura
de les vaques del déu Sol

Un noi que li falta un bull
s’entabana i clou un ull:
s’afigura la mar blava

i un prat verd amb aquell feix
de vaques que són tot greix
i li cau un fil de bava
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Miquel Àngel Llauger
Llum de cançó

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Llumdecanco

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Vitti tanti paisi, canuscìu tanti omini e patìu tanti peni dintra lu cori, e supra lu mari, lutannu pi la so vita e pi chidda di li so’ cumpagni. Ma lu stessu nun si salvau, è pi culpa di la pazzìa d’iddi nureru tutti, foru pazzi! Pirchì si manciaru li voi di lu Suli Ipiriuni, e lu Suli cancillau lu jornu di lu ritornu.
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Omero
Odissea
tradotta in lingua siciliana
Luigi Antonio Nastasi

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En agraïment a Miquel Àngel Llauger
per voler compartir, amb paraules molt
amables, el seu poema (Vaques)

S. II dC: Flavi Arrià escriu a l’emperador Adrià sobre l’illa d’Aquil·les, al Pontos Euxí. // Any 2022: L’armada russa ocupa l’illa, d’Ucraïna.

О́стрів Змії́ний / Illa de les Serps / Illa Blanca (Leuke) / Illa d’Aquil·les (Font: Wikimedia Commons)
Tetis:  [a Peleu]

D'allí, traient de l'ona el peu eixut, veuràs
el nostre fill Aquil·les, que tan car ens és,
a les estances insulars on té el sojorn,
a la Costa Blanca, part de dins del Pont Euxí.

Eurípides. Andròmaca
Traducció de Carles Riba

 

Arrià m’escriu:

Conforme a les ordres rebudes, he finalitzat la circumnavegació del Pontos Euxí. […]

Hem costejat la Còlquida, sabent com t’interessen els relats dels poetes antics, he preguntat als habitants d’allà pels encantaments de Medea i per les proeses de Jasó. Però semblen ignorar aquestes històries…

A la riba septentrional d’aquest mar inhospitalari, hem tocat una petita illa molt gran en la llegenda: l’illa d’Aquil·les. Ja saps que Tetis, segons diuen, va fer educar el seu fill en aquest illot perdut entre les boires; sortia del fons del mar i venia cada vespre a conversar a la platja amb el seu fill. L’illa, avui deshabitada, només alimenta les cabres. Hi ha un temple d’Aquil·les. Les gavines, els gavians, els grans migradors, tots els ocells de la mar la freqüenten, i el batec de les seves ales impregnades d’humitat marina refresca contínuament l’atri del santuari. Però l’illa d’Aquil·les, tal com s’escau, és també l’illa de Patrocle, i els innombrables ex-vots que decoren les parets del temple estan dedicats tan aviat a Aquil·les com al seu amic, car ja se sap que els qui estimen Aquil·les també estimen i veneren la memòria de Patrocle. El mateix Aquil·les s’apareix en somnis als navegants que visiten aquells paratges i els protegeix i els adverteix dels perills de la mar, com en d’altres indrets fan els Dioscurs. I l’ombra de Patrocle apareix al costat d’Aquil·les.

T’assabento d’aquestes coses perquè crec que valen la pena de saber-se, i perquè els qui me les han contades les han experimentades personalment o les han conegudes a través de testimonis dignes de fe… Aquil·les de vegades em sembla el més gran dels homes pel coratge, per la fortitud, pels coneixements de l’esperit units a l’agilitat del cos, i per l’ardent amor al seu jove company. I res no em sembla, en ell, més gran que el desesper que el va fer menysprear la vida i desitjar la mort quan hagué perdut el benamat.

Deixo caure sobre els meus genolls el voluminós informe del governador de la Petita Armènia, del cap de l’esquadra. Arrià, com sempre, ha treballat molt bé. […]

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Marguerite Yourcenar
Memòries d’Adrià
Trad. de Jaume Creus

THE TEMPLE OF ACHILLES ON THE ISLAND OF LEUKE IN THE BLACK SEA

ANNA S. RUSYAEVA

In 2003 it will be 180 years since N.D. Kritskii, captain-lieutenant of the Black Sea fleet, discovered de architectural remains of a temple of Achilles on the island of Leuke (present-day Zmeinÿi). …

[Text complet: Aquí]

The Guardian (27/02/2012):

Imatge 17-3-22 a les 21.32

Tota gran obra és una Ilíada o bé una Odissea. Raymond Queneau

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.Plaque_Rue_Raymond_Queneau_-_Paris_XVIII_(FR75)_-_2021-06-24_-_1

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En el seu prefaci a l’edició de 1947 de Bouvard et Pécuchet, de Flaubert, Raymond Queneau hi formula la seva teoria sobre les ilíades i les odissees:

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Bouvard i Pécuchet és una Odissea, la senyora Bordin i la Mélie són les Calipso d’aquest vagareig per la Mediterrània del saber i la còpia final és Ítaca, on, després d’haver massacrat tots els pretendents, es dediquen amb un entusiasme ple de saviesa al cultiu de les ostres perleres de l’estupidesa humana. Ells, com Càndid, cultiven el seu hort i, diu Flaubert en una carta a Edmond de Goncourt: «El final de Càndid: conreem el nostre hort és la lliçó de moral més gran que hi ha.»

La literatura (profana – és a dir, la veritable) comença amb Homer (ja un gran escèptic) i tota gran obra és una Ilíada o bé una Odissea, sent les odissees més nombroses que les ilíades: el Satiricó, la Divina Comèdia, Pantagruel, Don Quixot i, naturalment, l’Ulisses (on per altra banda s’hi reconeix la influència directa de Bouvart i Pécuchet) són odissees, és a dir narracions de temps complets. Les ilíades són, per contra, recerques del temps perdut: davant de Troia, en una illa deserta o a casa els Guermantes.”

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Bouvard et Pecuchet

 

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Lectures addicionals:

Fabrice Vigne. «“Une Iliade ou une Odyssée”? Le voyage et son double». Revista Alinéa, Grenoble, 2003.

Jorge Luis Borges: «Vindicación de “Bouvard et Pécuchet”»

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El mapa de Grècia d’Enrique Badosa; i un mal consell a Ulisses

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Badosa - Mapa de Grecia..

 

Mapa de Grècia
Enrique Badosa 
Traducció al català de Josep A. Vidal
Pagès editors, setembre de 2021

 

Badosa estructura Mapa de Grècia com un peristil, a la manera d’un temple grec, guiat per l’harmonia geomètrica del Partenó. Cinc sèries de vint-i-un poemes distribuïts seguint una regla de simetria que col·loca al bell mig de cada sèrie una columna. Damunt d’aquesta arquitectura vertical, s’eleven a manera de fris les imatges de Grècia, el paisatge, la gent, la història, els mites, les petites capelles bizantines, el folklore, els vins i les menges populars, la música, la cultura, la democràcia, la llibertat i la paraula… “Paraula imprescindible per al marbre / el nom de la bellesa, / i volum sens defecte de la llum. / La veritat aplomes, / aguantes arquitrau i pensament, / alces tota la força de la vida. / Si pogués arribar a ser qui soc.”

(Del pròleg de Josep A. Vidal)

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Mal consell a Ulisses

…….A fi de què vols regresar a Ítaca?
Estàs cansat? Pot ser? Tan aviat?
Hi ha perills molt més grans a casa teva
que el lestrígon, que el Cíclop, o que Circe…,
i serà inútil, allà, la teva astúcia.
Vet aquí el que t’espera:
els noms quotidians tan repetits
i no els noms nous que reclama la mar,
la respectable roba sedentària,
i no el múscul tibant de l’aventura,
la sensatesa, l’ordre i el prestigi,
i el parer favorable dels notables,
escorades les naus damunt la sorra,
i com decau la Rosa dels vents fins a marcir-se…
Si fossis tan astut com asseguren,
passaries de llarg.
Per què regressar a Ítaca,
ara que calen tant
homes d’aventurar?

Enrique Badosa
Traducció al català de Josep A. Vidal

 

Mal consejo a Ulises

……..¿PARA qué quieres regresar a Ítaca?
¿Te sientes ya cansado? ¿Ya? ¿Tan pronto?
Hay mayores peligros en tu casa
que el lestrigón, que el Cíclope, que Circe…,
y allí toda su astucia será inútil.
Mira lo que te espera:
los repetidos nombres cotidianos,
y no los nuevos nombres de la mar,
la respetable ropa sedentaria,
y no el músculo tenso de aventura,
la sensatez, el orden, el prestigio
y la buena opinión de los notables,
las naves escoradas en la arena,
y cómo se marchita la Rosa de los Vientos…
Si fueras tan astuto como dicen,
pasarías de largo.
¿Por qué volver a Ítaca,
cuando hacen tanta falta
hombres de aventurar?

Enrique Badosa
Mapa de Grecia

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Enrique Badosa, va morir a Barcelona, on havia nascut, el darrer dia de maig de 2021, a l’edat de 94 anys. Uns anys abans, el 2017, en un acte col·lectiu d’homenatge al poeta, a la Universitat de Barcelona, el també poeta i traductor Francesc Parcerisas, en el seu parlament titulat «Enric Badosa. Uns records», deia:

Per als lectors de la meva generació […] Badosa sempre havia estat present, sempre havia estat una figura de referència i, a cada època, em sembla que ha brillat amb una llum singular. A partir de Mapa de Grecia (1979) l’Enric Badosa també ens va ensenyar com calia lluitar amb l’edat més difícil de totes: amb l’edat adulta en què es fa manifesta una més gran responsabilitat, potser la més gran de totes, que és la responsabilitat envers nosaltres mateixos —la coherència—. Quan anys més tard ens hem tractat i ha nascut entre nosaltres una amistat i una gratitud notables m’he sentit sempre afortunat d’haver-lo pogut tenir, sense cap dels dos saber-ho, entre els models que em van formar.

I també, en l’evocació dels seus records, Parcerisas destacava:

Crec que a Papeles [de Son Armadans] és on per primer cop em vaig fixar en el nom d’Enrique Badosa, en un assaig que em va cridar l’atenció pel seu títol: “Primero hablemos de Júpìter. La poesía como medio de conocimiento” (publicat als números de juliol i agost de 1958), i que jo devia llegir uns anys després perquè tinc anotat que vaig comprar aquests números de la revista l’any 1961 —quan vaig entrar a la universitat— a la llibreria Gras, en un xamfrà del carrer Manso o del carrer Parlament, que aleshores ens assortia de molts llibres de sota mà. En aquest article, el Badosa assagista i el Badosa poeta, que jo encara desconeixia, ja es donaven la mà i ho feien, a més, a les mateixes pàgines en què es publicaven textos de Henry Michaux, Carlos Bousoño, JE Cirlot, Jorge Cela Trulock, Juan Goytisolo, Max Aub o del professor Martínez Cachero… Vull subratllar, doncs, que el nom d’Enrique Badosa, quan miro enrere, per a mi és un llum intens, atractiu, en aquell panorama desballestat, polsós, rònec i missaire de finals dels 50 i principis dels 60.

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L’assaig de Badosa que rememorava Parcerisas (“Primero hablemos de Júpiter”), on, en la polèmica entre poesia com a coneixement i poesia com a comunicació, el primer es situa en la primera d’aquestes opcions, comença dient:

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Primero hablemos de Júpiter
La poesía como medio de conocimiento

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Primero hablemos de Júpiter,..», exclamaban los antiguos griegos y latinos cuando, ante una cuestión importante, sentían necesidad de ponerse de acuerdo sobre lo fundamental. Con esta frase hecha, en la que el máximo prestigio del padre de los dioses era invocado tanto como árbitro como en razón de preeminencias, nuestros mayores alcanzaban a expresar una importante obligatoriedad moral que, no obstante ser formulada por el habla del vulgo, es paradigmática en claras cuestiones del intelecto y en claras cuestiones del espíritu. Hoy, cuando tanto y tan poco acertadamente se habla de poesía, creo que conviene rememorar el «primero hablemos de Júpiter». Creo que conviene, ante todo, ponerse de acuerdo acerca de lo absoluto y de lo relativo de la poesía considerada en sí misma y considerada como factor agente en el campo de la más selecta actividad cultural del hombre. Y a mí me parece que una de las más importantes cuestiones a considerar, en este caso, es precisamente la de la utilidad más trascendente de la poesía. Utilidad por la cual la poesía puede ser explicada y aun definida, casi tanto por lo que atañe a su esencia como por lo que se refiere a su existencia.
No aspiro a ser del todo original si afirmo que el arte es un medio de conocimiento. Pero, dentro del vasto predio del arte, atribuyo a la poesía la más importante calidad de medio de conocimiento artístico.

Font: enriquebadosa.es (text complet en línia)

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Badosa - Mapa de Grecia

Enrique Badosa 
Mapa de Grècia
Traducció al català de Josep A. Vidal
Pagès editors, setembre de 2021
ISBN: 9788413032757

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«Énée racontant à Didon les malheurs de la ville de Troie», de Guérin, via «A Postcard from John Ashbery» de Frank O’Hara

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Pierre-Narcisse Guérin

Énée racontant à Didon les malheurs de la ville de Troie

Oli sobre tela, 1815

 

A POSTCARD FROM JOHN ASHBERY

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What a message! what a picture!

all pink and gold and classical,

a romantic French sunset for a

change. And the text could not

but inspire—with its hint

of traduction, renaissance, and

Esperanto: verily, The Word! By

what wit do we compound in an

eye «Enée racontant à Didon les

malheurs de la Ville de Troie»

(suburban sexuality and the

milles fleurs that were Rome!)

with «Äneas erzählt Dido das

Missgeschick der Stadt Troya»

(truisms and immer das ewig

Weibliche!) and (garlic oscura,

balliamo! balliamo, my foreign

lover!) «Enea che racconta à

Didone le disgrazie della Città

de Troia» followed by yet an-

other, yet wait! in excess perhaps

but as gleaming as the fandango

that echoes through all of Ravel

“Eneas contando a Dido las desgracias

de la Ciudad de Troya”? (let me

dance! get your hands off me!)

for Guérin was thinking of Moors

and Caramba! flesh is exciting,

even in empirical pictures! No?

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Frank O’Hara

 

Lectures addicionals:

Iriarte, Fabián O. “Emitido con estática : Los poemas interferidos de Frank O’Hara

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Frank O’Hara

The Collected Poems

Edited by Donald Allen

University of California Press. 1995

ISBN: 9780520201668

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«En las tiendas griegas», el manuscrit trobat de «La pesquisa», de Juan José Saer. Superestructura i infrastructura a la guerra de Troia

 

“… durant una o dues hores, el nostre heroi no tingué gaire consciència del que passava al voltant d’ell. […]

De sobte, el sergent cridà als homes:

—Que no veieu l’Emperador, carallots?

Tot d’una l’escorta cridà visca l’Emperador!, a plena veu. No cal que diguem que el nostre heroi obrí uns ulls com unes taronges, però no veié sinó generals que galopaven, seguits també per una escorta. Les llargues crineres voleiadisses que duien als cascs els dragons del seguici li impediren distingir les cares. «O sigui, que no he pogut veure l’Emperador en un camp de batalla, per culpa d’aquests maleïts gots d’aiguardent!» […]

La Cartoixa de Parma

Stendhal

Traducció de Pere Gimferrer

 

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[…]

      –No me refiero a la veracidad de la historia, sino a la mía –dice Pichón–. Si no me creen, les mando los diarios.

     Indeciso, Soldi escupe el carozo de la aceituna en la palma de su mano, y después lo deja en un cenicero. Tomatis advierte su vacilación.

     –No le hagas caso –dice–. Es un lugar común de la crítica francesa. Pichón se echa a reír.

     –No, de veras –dice–. Salió en todos los diarios. Y, además, pasó a la vuelta de mi casa.

     –Argumento irrefutable –dice Soldi con desdén, recuperando su aplomo y entrando nuevamente en el tono de la discusión, que consiste en definitiva en formular, de manera irónica, objeciones o aprobaciones, sin estar nunca demasiado seguro de que han sido aceptadas o siquiera comprendidas por los otros–. Desgraciadamente, el autor de En las tiendas griegas ya se ha abocado a ese problema.

     De manera un poco ostentosa y convencional, Pichón enarca las cejas y asume una expresión interrogativa, destinada a significar más o menos: por lo que me transmitieron de ese texto, no me parece haber entendido que tratara de esa cuestión.

     –Los dos soldados –dice Soldi–. Los dos soldados de guardia en la tienda de Menelao.

     Y ante el interés de Pichón y de Tomatis, que lo estimula y lo embriaga levemente, y que transparenta mucho –tal vez un poco demasiado– en sus expresiones, Soldi explica que del Soldado Viejo y el Soldado Joven –los dos personajes principales de la novela–, el Soldado Joven, que acaba de llegar de Esparta hace apenas unos días, es el que más sabe de la guerra. El Soldado Viejo, que está desde hace diez años en la llanura de Escamandro –la mayor parte de la novela transcurre la noche que precede la introducción del Caballo y por lo tanto la destrucción de la ciudad– no ha visto nunca un solo troyano, en todo caso de cerca, debido quizás a que forma parte del personal de Menelao, que se ocupa de los problemas de intendencia y de seguridad en retaguardia, y para él esa palabra, troyano, evoca únicamente unas figuras humanas diminutas, debatiéndose contra los griegos en un punto de la llanura, y después en otro, y más tarde en un tercero, y así sucesivamente. Cuando Menelao, al comienzo del sitio, encabezando una embajada, había entrado en la ciudad para ir a reclamar a Helena (a la que él nunca había visto), le había tocado quedarse de guardia en el campamento. Y si venía alguna embajada troyana a parlamentar, era siempre en la tienda de Agamenón que la recibían. Para él, Troya era una muralla gris que se elevaba a lo lejos y en la cual, de tanto en tanto, veía pasearse una silueta vagamente humana. En cuanto a las hazañas del héroe cuyo sueño estaban protegiendo en ese mismo momento, el Soldado Viejo no sabía casi nada, tal vez porque en todos los años que había estado a su servicio, su jefe apenas si le había dirigido dos o tres veces la palabra. El Soldado Joven, en cambio, estaba al tanto de todos los acontecimientos, hasta el más insignificante, que habían tenido lugar desde el comienzo del sitio. Y no únicamente él, sino toda Grecia, lo que equivalía a decir el universo entero. Todos los hechos relativos a la guerra les eran familiares hasta al más oscuro de los griegos. Incluso las criaturas que habían nacido cuatro o cinco años después del comienzo de las hostilidades, remedaban los hechos más salientes en sus juegos: todos querían ser Aquiles, Agamenón, Ulises, y únicamente contra su voluntad aceptaban el papel de Paris, de Héctor, de Antenor. 

Hasta los que todavía gateaban querían ir a recoger el cadáver de Patroclo, lo mismo que los hombres hechos y derechos que, erguidos sobre sus miembros vigorosos, adoptaban en la plaza pública actitudes que creían imitar de Filoctetes o de Ayante, o los viejos que, ayudándose con un bastón, que solían revolear en la fiebre de sus relatos, andaban por los caminos repitiendo las hazañas que todo el mundo conocía de memoria y que sin embargo nadie se cansaba de escuchar. En las noches de invierno, cuando caía la nieve en las montañas solitarias, familias enteras, señores y criados, amos y esclavos, hombres y mujeres, adultos y criaturas, se apretujaban alrededor del fuego para escuchar, por milésima vez, los relatos. Si un viajero atravesaba algún lugar desierto, y se cruzaba con un algún desconocido, o con algún pastor que cuidaba su rebaño desde hacía meses en algún valle perdido, apenas habían intercambiado un saludo convencional, el tema de la guerra se instalaba en la conversación. De vuelta de una de esas temporadas, un pastor pretendió que una mañana sus cabras, inexplicablemente, se habían puesto a gemir desconsoladas, y que él se había enterado un poco más tarde por un viajero de que había sido el día de la muerte de Patroclo. 

Al Soldado Viejo, todos esos nombres de héroes se le mezclaban en la cabeza, porque tenía muy poco contacto con ellos e ignoraba la mayor parte de las hazañas que al Soldado Joven le parecían tan gloriosas. Los pocos efectos palpables de la guerra para el Soldado Viejo, se resumían en dos o tres hechos concretos: un día, por ejemplo, después de una batalla de la que todo el mundo comentaba que había sido muy violenta, pero de la que él no había visto más que una nube de polvo en un punto lejano de la llanura, su jefe había vuelto ligeramente herido, y varias veces también había podido deducir del humor de Menelao, si el curso de los acontecimientos era favorable o adverso a los griegos. Una cosa parecía segura: había una guerra, porque alguno de sus viejos camaradas que habían sido seleccionados para la acción nunca volvieron al campamento, y porque a veces faltaban el pan y el aceite –nunca en la mesa de los jefes desde luego– y otras cosas similares, lo que era signo de tiempos difíciles. Si se hubiese topado con Ulises o Agamenón, el Soldado Viejo no los hubiese reconocido. Cuando los otros jefes venían a la tienda de Menelao, siempre lo hacían en grupo, y cuando venían solos, al Soldado Viejo le costaba igualmente distinguirlos. De todas maneras, a su edad –en realidad apenas si tenía cuarenta años– ya había aprendido desde hacía tiempo que al soldado raso le conviene ser ciego, sordo y mudo y tratar de pasar completamente desapercibido. Para el Soldado Joven era exactamente lo contrario: tampoco él había visto nunca a Helena, pero conocía todas las historias, anécdotas y leyendas que circulaban sobre ella. Sabía de ella probablemente más que su marido y que el amante troyano –el nombre de Paris al Soldado Viejo no le decía nada– que, infringiendo las leyes de la hospitalidad, la había seducido y secuestrado en ausencia de Menelao. Más aún: afirmaba que Helena era la mujer más hermosa del mundo, y la consideraba también como la más casta, porque un rey de Egipto que había dado alojamiento a la pareja durante un alto en su viaje hacia Troya, cuando descubrió el secuestro, expulsó a Paris y, gracias a manipulaciones mágicas, fabricó un simulacro de Helena tan semejante al original que Paris se la había llevado consigo a Troya creyendo que era la verdadera, la cual, según el Soldado Joven había oído decir, seguía todavía en Egipto, donde había envejecido considerablemente, esperando la vuelta de su marido. A lo cual el Soldado Viejo contestó (según Soldi memorablemente, y en la novela con mejores palabras que las que él estaba transmitiéndoles en forma sucinta) que, si todo eso era cierto, la causa de esa guerra era un simulacro, lo cual en cierto modo no cambiaba nada para él, porque teniendo en cuenta lo poco que sabía de ella, no únicamente su causa, sino también la guerra misma era un simulacro y que, si algún día volvía a Esparta y alguien le pedía que contase la guerra, se encontraría en una situación delicada, pero si le quedaba algún ocio en su vejez, lo dedicaría a informarse de todos esos acontecimientos tan conocidos en el mundo entero y que el Soldado Joven acababa de referirle.

Satisfecho de la larga explicación de Soldi, Tomatis deja de mirarlo y ausculta con cierta expectativa la cara de Pichón, para ver si las palabras de Soldi han producido el efecto que él desearía, a saber que Pichón esté tan interesado en la novela como en la personalidad del albacea literario –designado por la hija gracias a las maniobras del propio Tomatis– de Washington. Y como considera que de ese efecto depende también un poco su propia reputación, la sonrisa pensativa de Pichón lo tranquiliza. Él conoce bien, desde hace más de treinta y cinco años, esa sonrisa, en la que hay al mismo tiempo reconocimiento, simpatía y reflexión, y que anuncia siempre una réplica, precedida de un corto silencio. Y la réplica llega:

     –El Soldado Viejo posee la verdad de la experiencia y el Soldado Joven la verdad de la ficción. Nunca son idénticas pero, aunque sean de orden diferente, a veces pueden no ser contradictorias –dice Pichón.

     –Cierto –dice Soldi–. Pero la primera pretende ser más verdad que la segunda.

[…]  

Juan José Saer

La pesquisa

 

En Marxismo y forma Frederic Jameson definía un “tropo histórico,, como aquella operación mental que “permite poner en contacto dos realidades distintas e inconmensurables, una en la superestructura y la otra en la base, una cultural y la otra socioeconómica”

En su inquietante novela La pesquisa, el escritor Argentino Juan José Saer nos ofrece un ejemplo esquemático y un tanto alegórico de esta “inconmensurabilidad” que vale la pena explorar un momento.

Con una prosa marcadamente existencialista que, sin embargo, empuja una trama de novela negra, Saer nos refiere la historia de un extraño y viejo manuscrito encontrado por los protagonistas de la novela. Estos, mientras intentan determinar su autoría, nos van desvelando diferentes pasajes de la historia que contiene dicho manuscrito: un Soldado Joven y un Soldado Viejo (griegos ambos) montan guardia en el campamento levantado ante las murallas de la ciudad de Troya justo la noche antes de que el mítico caballo de madera precipite su, también mítica, destrucción. Esa noche, mientras montan guardia frente a las tiendas de sus superiores, el Soldado Joven recién llegado de Esparta le explica al Soldado Viejo, quien lleva ya 10 años frente a las murallas, todos los detalles y vicisitudes de una guerra que él no ha vivido pero que, sin embargo, parece conocer mucho mejor que el Soldado Viejo (y no sólo el Soldado Joven, sino que toda Grecia conocen todos los hechos relativos al sitio y a la guerra de Troya). El Soldado Viejo escucha con atención: las hazañas de Aquiles, Agamenón, Ulises, Héctor… Toda Grecia vive atravesada por dichos relatos y hazañas que el Viejo desconoce.

Ocupado en problemas de intendencia y seguridad en la retaguardia para el Soldado Viejo la guerra apenas ha significado una nube de polvo que se levanta en la llanura cuando empiezan las batallas, y sus superiores apenas le han dirijo cuatro palabras en 10 años de sitio a la ciudad. Sorprendido por esas historias que le cuenta el Joven, el Viejo decide que cuando vuelva a su Esparta natal dedicará el poco tiempo que le quede de vida y de ocio a informarse sobre todos esos héroes y acontecimientos tan conocidos sobre los cuales (reales o falsos) él nada sabía…

En la magnífica novela de Saer se nos ofrece, pues, una representación esquemática entre, por un lado, la “superestructura” —el Soldado Joven que, más allá de su realidad inmediata, consume sin reservas las representaciones patricias de la historia, de héroes y gestas que se baten por el honor y la gloria de sus pueblos— y, por otro, la “infraestructura” —el Soldado Viejo cuya experiencia real y vivida se consume en una cotidianeidad de explotación y trabajo vacía de todo valor y sentido—.

Para nuestro propósito, en esta introducción, queremos hacer dialogar brevemente esta escena con la que abre lo que se ha venido a llamar la “gran novela épica del siglo XX”, La estética de la resistencia. En esta novela, el escritor y dramaturgo alemán Peter Weiss dotará de una interesante fluidez dialéctica estos dos órdenes de la realidad, “el Soldado Joven” y el “Soldado Viejo”, la “infraestructura” y la “superestructura”, que en Saer aparecen tan absolutamente contrapuestos.

En el texto de Weiss nos situamos en la Alemania de los años 30. Unos obreros comunistas dedican el poco tiempo que consiguen arañar al trabajo en la fábrica a ir al Museo de Berlín y estudiar el friso de Pérgamo donde se representa el triunfo de Zeus y de Atenea frente a sus enemigos los gigantes.

Lo que ven en el friso imperial estos obreros en medio de la Alemania nazi imperialista de los años 30 dista mucho de la mirada crédula y sin reservas del Joven Soldado frente a las representaciones de la guerra de Troya que veíamos en la novela de Saer; muy distinta es también la relación de “inconmensurabilidad” que se establece entre dichas representaciones y la experiencia inmediata de lucha cotidiana por la existencia que veíamos en el Viejo Soldado espartano.

Los obreros de La estética de la resistencia enseguida reconocen en los hijos de Gea que se enfrentan a los dioses del Olimpo un hilo rojo compartido. Y entre los fragmentos desprendidos de la piedra y sus huecos ven a los ausentes, los que han perecido en esta lucha. Lo que retuerce la piedra en gestos y muecas de dolor no es un simple “conflicto de intereses económicos”, el efecto mecánico de unas determinaciones económicas. En la escena, la lucha de clases aparece como una confrontación de sistemas éticos y estéticos (una economía moral) que comprende deseos, emociones y valores que estructuran también las razones de sus protagonistas, “una visión del mundo” que historiza el presente y politiza el pasado; abriendo las puertas a un futuro diferente.

Los titanes a punto de perecer en ese instante esculpido en la piedra de Pérgamo refractan, pues, la lucha actual contra el fascismo que emprenden los protagonistas de la novela de Peter Weiss. Una lucha irreconciliable con la barbarie fascista y capitalista (con su mundo) a punto de triunfar nuevamente sobre los hijos de la tierra, y ello moviliza valores, experiencias de lucha y solidaridad que constituyen el “punto de vista”, el punto de partida de la reflexión teórica y del conocimiento práctico de una clase, de los oprimidos en lucha.

Marc Casanovas

Una Rayuela revolucionaria para el siglo XXI

Prólogo a: El Marxismo olvidado, de Michael Löwy

 

 

Stendhal La Cartoixa de Parma

Traducció de Pere Gimferrer

Les millors obres de la literatura universal, 8

Edicions 62 i la Caixa. Barcelona, 1981

ISBN: 842971782X

 

 

Juan José Saer

La pesquisa

Rayo verde editorial. Barcelona, 2012

ISBN: 9788415539001

 

 

 

Michael Löwy

El marxismo olvidado

Pròleg de Marc Casanovas

Editorial Fontamara. Barcelona, 1978

ISBN: 9788494833908  

 

 

Amb motiu de l’aparició de «La ira», de Raül Garrigasait. La primera passió d’Europa

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Achilles’ banefull wrath resound, O Goddesse, that imposd
Infinite sorrowes on the Greeks, …

Traducció a l’anglès de George Chapman (1611)

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¡Canta, diosa, la ira de Aquiles, el de Peleo!,
ira maldita, que echó en los Aquivos tanto de duelos,

Traducció al castellà d’Agustín García Calvo (2003)

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Canta, deessa, la ira perniciosa d’Aquileu Pelida, que causà dolors sense nombre als aqueus …

Traducció al català de Lluís Segalà i Estalella (1930)

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Vreden, Gudinde! besyng, som greb Peleiden Achilleus
Rædsomt, og Qvaler i tusinde Tal Achaierne voldte.

Traducció al danès de Christian Wilster (1836)

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Ialki ezazu, Urtzemel Akile Pelesemearen erresumiña,
Akayar’entzako beñolako atsekabe samiñen iturburu izan zana.

Aithris, a bhan-dia nam fonn !

Traducció a l’euskera de Salbador Bariandaran (1956)

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Fearg mhic Pheleuis nan glonn àigh,
Fearg mhillteach a chiùrr a’ Ghréig

Traducció  al gaèlic escocès d‘Ewen MacLachlan (1816)

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Canta, deusa, a xenreira de Akhileus Peleiades,
tan funesta, que infinitas dores ós Akhaiói impuxo,

Traducció al gallec d’Evaristo de Sela (1990)

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Cantami, o Diva, del Pelida Achille
L’ira funesta che infiniti adusse
Lutti agli Achei, …

Traducció a l’italià de Vincenzo Monti (1812)

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Bibêje, Xwedawend, hêrsa Akhîlleûsê kurê Peleûs bibêje.
Ji Akhayan re êsên li dû hev ew hêrsa ku qehr dike anî,

Traducció al kurd de Fecri Polat i Kamuran Demir (2015)

 

L’ahiranço  d’Achille, o divo Muso, chanto
Que tant n’en fèc patir de maus afrous ei Grèc,

Traducció a l’occità de M.F. Pascal (1884)

 

Canta-me, ó deusa, do Peleio Achilles
A ira tenaz, que, luctuosa aos Gregos,

Traducció al portuguès de Manoel Odorico Mendes (1874)

 

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II

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La primera passió d’Europa

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Tot va començar amb uns homes orgullosos i susceptibles que feien la guerra a Troia. Tots ells, sobretot els més forts, sobretot els més admirats, tenien allò que els grecs en deien un gran thymós, una paraula de traducció difícil. El thymós era la vida, la força, el desig: però era sobretot la font de tots els impulsos vitals. […] De vegades la paraula thymós també significava ‘ira’. Els millors guerrers havien de saber fer néixer la ira dins seu. El millor de tots els aqueus, Aquil·les, era el més irascible de tots. Quan li demanaven que dominés el seu thymós, ell encara s’encastellava més en la seva passió, i ho va acabar pagant. Perquè el thymós era una potència ambivalent, causa de la glòria més alta i de la desolació més extrema. Tot i que ho sabien, els herois no hi podien renunciar. Els quinze mil versos de la Ilíada, crus i plens de belleses que encara fan més crua la guerra, giren al voltant d’aquesta vida problemàtica dels herois, d’aquesta tensió que els fa admirables i temibles i desgraciats. Així arrenca la literatura escrita a Europa.

[…]

L’ímpetu, el furor, la ràbia, la ira, el rancor, la indignació: el grec de la Ilíada té paraules per dir totes aquestes coses, paraules que surten una vegada i una altra, gairebé a cada escena, i que no cobreixen mai el mateix camp semàntic que les nostres. «La ira, canta, deessa, la ira maleïda d’Aquil·les», comença el poeta, anunciant el tema dels milers d’hexàmetres que vindran. Aquí, en la primera posició del vers i de l’obra i de la literatura grega, l’original diu mênis, una paraula solemne […]

 

Raül Garrigasait
La ira

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Gazophylacium Catalano-Latinum de Joan Lacavalleria (Barcelona, 1696)
«IRA»

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Ira
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Només per avui em permetré odiar-te.
Engrunaré el desig de fer-te mal,
en posaré les molles al morter
i esperaré que la veïna esclati
la forquilla en el plat a l’hora de la truita
per ofegar el batec d’aquesta ira.

Avui dormirem bé,
el meu fantasma i jo.
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Sònia Moll

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J. V. Foix ressenya un estudi homèric. La Publicitat, 21 de desembre de 1929.

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J. V. Foix – Fundació J. V. Foix

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MERIDIANS

per

FOCIUS

** Homer. — Un excel·lent treball d’erudició de la moderna escola italiana és el de la senyoreta L. Stella Ecchi di civiltà preistoriche nei poemi d’Omero (Società Editrice Unitas.— Milà). En aquest llibre, l’autor intenta d’establir la part de realitat que hi ha en els poemes homèrics. No pas la gènesi de l’epopeia homèrica, ans bé els senyals i els records de les civilitzacions prehistòriques de l’Egeu que es troben en aquesta epopeia. El cant d’Homer no senyalaria l’alba d’una civilització, sinó que traduiria, segons Stella, al començament de l’edat mitjana hel·lènica, els darrers ecos d’una gran civilització desapareguda.  La Ilíada i l’Odissea serien, doncs, una epopeia de la prehistòria mediterrània. Per a l’autor d’aquest llibre, els Schliemann, els Halbherr, els Dorpfeld, els Evans, etcètera, han desterrat objectes i monuments descrits per Homer. Les cases de Circè i d’Ulisi reproduirien, respectivament, els tipus de les cases minoena i micènica. Les armes, els utensilis, els ornaments, la religió, la vida social, els costums, descrits per Homer, serien aquesta d’aquesta manera revelats per les exhumacions arqueològiques. L. Stella dedica alguns capítols referents a la dona en la poesia homèrica i en el món egeu, la vida social i l’activitat marítima. Estudia la vasta bibliografia sobre Homer i sobre l’arqueologia prehistòrica de l’Orient mediterrani i registra sobrevivències actuals dels costums primitius a Grècia i a Creta.

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Focius [J. V. Foix], La Publicitat, 21 de desembre de 1929

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STELLA, Luigia Achillea. – Nacque a Pavia, il 16 dicembre 1904, da Augusto, ingegnere minerario e geologo, e da Cesarina Monti (1871-1937, più nota come Rina Monti), biologa, fisiologa e zoologa, prima donna a ottenere una cattedra universitaria nel Regno d’Italia.

Crebbe in un ambiente familiare ricco di stimoli culturali per lo più scientifici (lo zio materno Achille Monti, cui fu molto legata, era anatomopatologo). Dopo la formazione liceale si iscrisse all’università della sua città, frequentando le lezioni di letteratura greca di Ettore Romagnoli (all’epoca molto noto per la polemica contro la filologia classica di area germanica) e quelle di storia della filosofia antica di Adolfo Levi. Di Romagnoli Stella divenne allieva e collaboratrice; dopo essersi laureata a Pavia il 14 dicembre 1925 si perfezionò a Roma, intensificando i contatti con lo storico delle religioni Raffaele Pettazzoni; contemporaneamente intraprese un viaggio di studio in Grecia per documentare direttamente la sua prima ricerca, pubblicata all’età di ventidue anni: Echi di civiltà preistoriche nei poemi di Omero (Milano 1927).

Fu lo stesso Romagnoli a ricordare nella Prefazione che l’autrice, dopo aver esaurito la bibliografia sull’argomento, aveva visitato personalmente tutti i siti archeologici della Grecia arcaica. […]

Michele Curnis – Dizionario Biografico degli Italiani – Volume 94 (2019)

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«Rododactilos». Aurores i solixents

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Tota aurora m’ullprèn…

J. V. Foix

Al primer traspuntar d’un ventós solixent
d’alta cella vermella,

Josep Carner
Nabí (inici)

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Quan es mostrà en el matí, amb dits de rosa, l’Aurora

Homer. Odissea. Trad. (2ª) de Carles Riba (1953)

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Presenta l’aurora sas faixas vermellas,
Y brincan joyosas las cabras y auvellas,
Y tot es alegre graciós y eixarit.

Josep Galiana
Rimas catalanas (1862)

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L’aurora apunta, ‘l ventijol ja besa
la rosa tota encesa
de voloptuosos colors vivificants;

Francesch Ubach i Vinyeta
Celistias (1866)

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Los ayres eran glops de perfum;
primaverenca rosa de llum,
rèyans la aurora.

Jacint Verdaguer.
Jesús infant. Nazareth (1890)

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Tal l’aurora empapa
sa rojó’en la neu,
donantli una capa
de coloràm lleu.

Joaquim Ruyra
El país del Pler (1918)

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És un dels meus primers records, suau com un núvol llevantí d’aquells que l’Aurora tiny amb els seus dits de rosa.

Llorenç Riber
La minyonia d’un infant orat (1935)

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I la frescor divina del matí
com venguda del cel banya les coses,
i de l’aurora, en l’aigua del jardí,
es reflecteixen les primeres roses.

Miquel Forteza
L’íntim recer (1936)

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Les mans de l’Aurora entreobrien les portes del dia i la resplendor del sol, llunyà encara, posà un tremolor de llum en la nit i començaren d’apagar-s’hi les estrelles.

Josep Pous i Pagès
Prometeu i l’àguila
De la pau i del combat
(1948)

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El sol, efectivament, surt —cosa que en determinats moments de la meva vida em semblà impossible—, es produeix la rosada matinal —l’aurora amb els seus dits de rosa— i l’aire és d’una frescor i limpidesa agradabilíssima.

Josep Pla
Les hores (1953)

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¿Et veuré rosat d’aurora,
món darrer?
Vine amb mi, l’amic de sempre:
sense tu,
no podria volar gaire
ni segur.

Clementina Arderiu
És a dir (1959)

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Mirada de ginesta de l’aurora, esveltesa d’esperes de
l’aurora, braços argollats d’or d’aquesta aurora
que sosté la gavina interior als aeris jardins.

Agustí Bartra
L’home auroral (1977)

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Jo estimava les galtes fresques, les gropes turgents, la mel dels pits, les cuixes color d’aurora, els peus de neu i nacre.

Mercè Rodoreda
Quanta, quanta guerra… (1980)

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Quan els dits de l’aurora
llepen el rostre dur del cel
i entreobren la cleda del dia que ja en fuig,

Carles Miralles
La mà de l’arquer (1990)

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Pels pètals
a penes
una gota lentíssima de rosada
lliscava
quan, suaus les mans,
collíem la rosa
al ritme
de l’aurora creixent
desclosa.

Emili Rosales
Els dies i tu (1991)

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Fes caure suaument les mànigues amples
del teu quimono fosc, nit d’amor,
dins que el pit rosat de l’aurora
entinti de desig la fràgil porcellana
dels llençols rebregats on descansa el seu cos.

Francesc Parcerisas
Focs d’octubre (1992)

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L’ocell perfila
el contorn incopsable de l’aurora
que madura, sucosa de promeses.

Joana Raspall
Llum i gira-sols (1994)

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Jonàs

[…]

Tu, ¿què mai adoraves en l’aurora,
que tot seguit no és?

Dona

Servia l’alba amb la libació
de les rosades,
i amb flors no encara a bastament badades
i sense taca ni pugó.
Car l’alba inspira en fonedís auguri
l’avís de cada recomençament,
la sorpresa de cada pensament
i l’encís de l’amor abans no duri.
Oh delicada, decebuda fe!
Oh inútil cura de sos dits de rosa!
De tota bella cosa,
tant com llarg el desig, és curt l’alè.
I sort si, com l’aurora, la bellesa
traspunta i fina sobre el món esquiu,
mai abastada ni escomesa.
És ben pitjor si viu.
Marcida al bat de l’aire,
ella, l’alada, d’immortal costum,
acabarà com la captaire
que s’humilia o maleeix la llum.
Arran del tracte, la viltat comença.
Tu sola ets pura, tu que passes lleu,
oh gràcia fugint sens defallença,
gemec dels homes i sospir d’un déu.

Jonàs

L’aurora tem de viure i es preserva
del goig, que la prendria adelerat;
¿qui es fiarà de la rosada en l’herba,
nada en secret i morta d’amagat?
I el celatge amb color d’enamorada,
i, a contrasol, el degotís lluent,
nasqueren una matinada
d’aquella immensa força pacient
que fa una serralada
on cal un roc per a la font planyent.
El llamp, el tro, la majestat revelen
de Iahvè corrugat. La seva amor
envia missatgers que el món encelen
en esperança i en enyor.
I havent temut dels àngels les espases,
m’esllangueixo la posta en contemplant,
car Iahvè dura pel camí de brases
roentes que es desfan.—

Josep Carner
Nabí (VI) (1941)

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